
Celonis s'améliore continuellement par l'intermédiaire de nombreuses releases, publiées toutes les deux semaines. Suivre ce rythme est un exercice en soi : une bonne part des annonces relève du confort d'usage, et ce qui compte vraiment se repère rarement à la lecture du titre.
Sur la période allant de mi-mars à mi-août 2026, trois chantiers se détachent nettement. Ils ne visent pas les mêmes utilisateurs - le premier s'adresse aux sponsors d'un programme, le deuxième aux équipes qui industrialisent l'IA, le troisième aux développeurs OCPM et aux analystes - mais ils vont dans la même direction : Celonis passe de la mise à disposition de capacités à leur industrialisation.
Nous avons sélectionné les nouveautés qui, selon nous, apportent le plus de valeur immédiate aux développeurs OCPM et aux utilisateurs métiers.
Le suivi des bénéfices repose encore trop souvent sur un fichier maintenu à la main par le PMO, contesté au premier changement de périmètre. Celonis traite désormais le sujet en produit avec le Transformation Hub : une app Views qui centralise le suivi de la valeur par initiative, en distinguant gains actionnables, gains fondés sur un taux et bénéfices non monétaires.
Le complément décisif est plus discret. Les KPI Snapshots figent la valeur d'un KPI à intervalles programmés, sous forme d'enregistrements immuables : démontrer une amélioration ne suppose plus de relancer une requête sur un périmètre de données qui, lui, a bougé entre-temps. Attention, les snapshots ne se rattrapent pas - ils s'instrumentent dès la mise en production du premier cas d'usage.
À retenir :

Les projets d'agents lancés l'an dernier butaient généralement sur trois murs : une sortie en texte libre impossible à brancher sur un système aval, aucune visibilité sur le raisonnement lorsqu'une réponse était fausse, et une consommation de crédits impossible à cadrer.
Les trois sont traités. Un Process Copilot renvoie désormais du JSON conforme à un schéma, devient une étape d'un workflow orchestré capable d'appeler des API externes, et peut à l'inverse déclencher des orchestrations en cours. Les traces de raisonnement exposent les appels d'outils derrière chaque réponse, condition d'une validation métier. S'y ajoutent des garde-fous de production : plafonds de consommation par asset, test des outils avant livraison, skills modulaires.
À retenir :

Le modèle object-centric a longtemps été plus riche que les outils d'analyse construits dessus. Les métriques distinguent maintenant le temps d'attente, le temps de synchronisation entre objets et le temps d'exécution : de quoi attribuer un goulet à un objet qui attend un autre plutôt qu'à une activité qui, elle, fonctionne normalement - souvent le vrai problème sur des processus order-to-cash ou purchase-to-pay à fortes dépendances.
Deux composants complètent le tableau. Le Performance Spectrum ajoute une lecture temporelle là où la carte de processus reste une photographie ; l'Instance Explorer rend le cas individuel accessible en vue graphe ou liste, sans écrire de PQL, ce qui lève un frein d'adoption récurrent côté métier.
À retenir :

Ces trois chantiers racontent lamême histoire : Celonis cherche moins à élargir le périmètre fonctionnel de laplateforme qu'à rendre exploitable en production ce qui existait déjà endémonstration. Pour les équipes qui l'exploitent, la question devient moins desavoir quelles fonctionnalités activer que de vérifier si le socle est prêt àles accueillir.
Bien d'autres sorties ont eulieu ces derniers mois (Adherence Explorer, la clause WITH en PQL, les clésprimaires composites et le Bring Your Own Key). Moins spectaculaires, ellessimplifient néanmoins le quotidien des équipes de développement.
